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Augmentation mammaire

au delà des idées reçues

 

Pourquoi se faire opérer ?

L'augmentation mammaire est la deuxième interventions la plus réalisée et un des motifs de consultation les plus fréquents.

L'objectif de l'intervention est d'obtenir un résultat esthétique, naturel et harmonieux avec la silhouette de la patiente, plutôt qu'une simple augmentation de volume.

Les patientes consultent fréquemment pour une insuffisance de développement, une asymétrie, une perte de volume après les grossesses ou amaigrissement, ou simplement pour une chute de la poitrine marquée.

La consultation

La consultation est un moment très capital. Elle permet d'évaluer le projet de la patiente, de proposer une stratégie chirurgicale, d'expliquer, d'informer sur le déroulement de la procédure.

Dès la première consultation, il est proposer les différentes techniques d'augmentation mammaire que sont l'implant, le lipofilling ou la technique composite (implant ET lipofilling).

Ces techniques ne donnent pas les mêmes résultats et il est important de voir vers quelle technique on se tournera.

Je m'attache toujours à réaliser une simulation sur-mesure grâce à un logiciel performant. 

Des mesures et des photos précises sont réalisées. Elles permettront de commander l'implant mammaire qui convient à votre anatomie et votre projet.

La consultation est aussi l'occasion de savoir si vous êtes éligible à une prise en charge partielle par l'Assurance Maladie.

Un minium de 15 jours est à respecter entre la consultation et l'intervention.

Prothèse / lipofilling / composite

Comment choisir entre lipofilling, prothèse ou composite dans les augmentations mammaires ?

  • L'implant mammaire reste la solution de référence, quoiqu'on en dise. Bien choisi, sur-mesure, l'implant mammaire donne des résultats superbes et prédictibles, tout particulièrement quand l'implant est petit et que la patiente possède un peu de volume mammaire et une forme normale. L'implant mammaire est formé par une enveloppe en silicone (bien plus solide qu'avant) et est rempli d'un gel de silicone très épais (par rapport aux anciennes prothèses. L'implant peut-être rond, anatomiques, avec plus ou moins de textures. Le choix de l'implant se fera en consultation. Les implants permettent de gagner entre 1 et 3 tailles, d'améliorer la forme du sein, et de jouer sur plusieurs paramètres comme la projection et la largeur du décolleté. La durée moyenne de l'implant est de plus de 15 ans, probablement plus avec les dernières générations.

  • Le lipofilling consiste à augmenter le volume de la poitrine en injectant de la graisse prélevée par liposuccion chez la même patiente. Le résultat est vraiment naturel dans la consistance et vieillit comme une poitrine "normale". Ses désavantages sont qu'une taille maximum peutêtre gagnée, que la forme du sein ne peut-être modifiée (donc une belle forme est une condition), etque la patientes doit posséder assez de graisse au niveau de la silhouette à prélever. Ce qui n'est pas souvent le cas. Il s'agit d'une bonne option pour celles qui veulent une petites augmentation et qui possède de la graisse ailleurs.

  • Le composite : ayant été formé par le pionnier du composite à Paris, il s'agit une intervention que réalise souvent. En effet, elle combine les avantages des techniques précédentes et offre selon moi les plus beaux résultats. Une fois l'implant en place, un lipofilling est réalisé autour de l'implant, ce qui permet d'harmoniser le résultat et le rendre encore plus naturel.

Maîtrisant les trois techniques, je propose aux patientes d'avoir une prise en charge ultra-personnalisée pour avoir le résultat qui lui convient à ses attentes et adapté à sa morphologie.

Augmentation mammaire composite

Il est souvent reproché aux implants de donner un aspect trop rond aux poitrines « refaites ». Un aspect stigmatisant avec une poitrine qui très ronde, figée et qui fait une marche d'escalier par rapport au décolleté. Cet aspect correspond à la visibilité de la partie du haut de l'implant, qui n'est pas assez recouvert et donc visible de l'extérieur.


 Je répète aux patientes que c’est simplement car la poitrine a été augmentée mais pas le décolleté, qui reste un décolleté «mince » voir trop "maigre" pour le volume mammaire qui a été apporté.

Le lipofilling, quant à lui, correspond parfaitement à peu de candidates malheureusement. Bien qu’étant une technique très séduisante (car se passant de prothèse), il faut avoir une réserve de graisse importante. Or la plupart des patientes qui n’ont pas de poitrine sont minces. De plus le lipofilling permet de gagner seulement une taille par intervention. Enfin, il ne permet pas de modifier la forme de la poitrine.

Et si on combinait les deux techniques ?

Un chirurgien Français, *cocorico, a été un des premiers a développer cette technique, le Dr Auclair. J’ai eu la chance de pouvoir être formé par lui. Et je me suis donc dès le début familiariser avec cette technique.

Le principe est le suivant :

- augmenter la poitrine avec un implant, ce qui donne un résultat prévisible, adaptable et fiable

- augmenter le décolleté avec un lipofilling

- augmenter l'ensemble du thorax et du tronc de manière proportionnée et harmonieuse

Le lipofilling va permettre de donner un aspect naturel en arrondissant les angles et en harmonisant la poitrine et le torse autour. C’est un véritable « Photoshop" pendant l’intervention. Pour le chirurgien, c’est un outil très puissant pour arriver à une super résultat.

Plus besoin d’implant anatomique, dont le risque est de tourner et dont l’effet naturel est très controversé. En effet plusieurs études montrent que les implants anatomiques ne donnent pas d’effet plus naturel que les rondes, si l’on choisit la bonne taille d’implant. 

L’autre gros avantage de l'augmentation composite est la possibilité de mettre les implants devant le muscle et donc d’avoir des suites beaucoup plus simple, très peu douloureuses et sans sacrifier le muscle grand pectoral. C’est le jour et la nuit pour les patientes.

Je propose la technique composite particulièrement  : 


- aux patientes qui veulent à tout prix un résultat "naturel" avec un aspect pas trop "rond"

- les patientes qui sont très minces du thorax (visibilité des côtes, peau fine adhérente au thorax) 

- celles qui veulent une augmentation de plus de deux tailles de soutien-gorge.

- celles qui ont une petites malformations soit des seins (tubéreux, atrophiques) soit du thorax (pectus excavatum, carinatum).

Quelle cicatrice pour les implants ?

Concernant les augmentations mammaires par implant, il sera décidé ensemble de la cicatrice choisie.

Pour passer l'implant 3 possibilités : autour de l'aréole, sous le sein ou dans l'aisselle. Aucune n'est parfaite, elle doit être choisie selon la morphologie de la patiente :

  • Autour de l'aréole : c'est une des voies les plus utilisées. Elle est adaptée aux patientes qui présentent des aréoles assez grandes, qui ont une aréole bien pigmentée ou qui présente une asymétrie mammaire voir une petite chute du sein, que l'on pourra corriger dans le même temps. Il y aurait cependant un peu plus de coques ou d'infection post-opératoires statistiquement (moins de 1%)

  • Dans le pli du sein : par une cicatrice de 3 à 4 cm, dans le sillon sous mammaire, l'implant est positionné. Il s'agit d'une voie d'abord très populaire. Dans un pli, elle est parfois invisible et se voit uniquement en positionné allongée. Enfin il y aurait un tout petit moins d'infection car la glande mammaire n'est pas traversée et aucun impact sur la lactation.

  • Dans l'aisselle : cicatrice dite "axillaire", il s'agit d'une très bonne voie d'abord car la cicatrice est dans l'aisselle, donc ne peut se voir que les bras levés. Elle convient pour les petites augmentations, lorsque les seins sont symétriques et ne tombent pas.

Lorsque les seins tombent, il est nécessaire de remonter le sein en bonne position avant de mettre l'implant pour qu'ils soient bien alignés. C'est ce qu'on appelle une "mastopexie-prothèse" ou "plastie-prothèse". Les cicatrices sont les mêmes que l'on que l'on fait une cure de ptose mammaire ou une réduction mammaire, à savoir en T ou ancre de marin. Rarement une cicatrice autour de l'aréole seule suffit.

L'intervention

L'intervention se passe le plus souvent avec une nuit d'hospitalisation.

Des repères sont faits sur la peau avant l'intervention pour positionner parfaitement l'implant ou le lipofilling.

L'intervention se passe sous anesthésie générale légère et dure en général 1h à 2h selon l'intervention.

Je fais bouger les bras de la patiente dès le réveil pour accélérer la récupération et diminuer les douleurs.

La patiente sort le lendemain matin avec ses ordonnances et son rendez vous de contrôle prévu quelques jours après.

Après l'intervention

La phae post-opératoire est sensiblement différente selon que les implants soient derrière ou devant le muscle.

Les implants devant le muscle donnent des suites très peu douloureuses avec, tout ou plus, une sensation de pression qui dure quelques jours.

Les implants derrière le muscle donnent des douleurs à type de courbatures que l'on soulagent au mieux par des antalgiques.

Pendant les 15 jours suivant l'intervention, il faut être prudent afin d'éviter les chocs sur la poitrine. Il faut réaliser des soins de la cicatrice et bien la surveiller pendant 7 à 10 jours.

En général, je revois mes patientes à 1 semaine de l'intervention.

Le port du soutien gorge de contention est conseillé s'il ne sert pas trop, pendant 1 à 2 mois.

Des mouvements des bras sont possibles dès le lendemain, dans la limite de la douleur.

La reprise des activités physiques sportives se situe en général vers 6 semaines, en dehors de la marche qui est autorisée dès le lendemain.

La douche est autorisée dès le lendemain avec un savon doux, alors que le bain et la baignade est interdite pendant 15 jours.

Devant ou derrière le muscle

Question classique en consultation, autant que dans les congrès de chirurgiens.. Faut-il mettre l'implant derrière ou devant le muscle pectoral ?

Il est possible de la mettre derrière, devant, ou de faire un mixte qu'on appelle "dual plan".

Pendant des années on a pensé qu'il fallait le mettre derrière le muscle pour avoir moins de coques. Ces études étaient biaisées et on sait aujourd'hui que le taux est presque comparable, notamment avec la technique "No touch" que j'utilise (l'implant ne touche pas la peau de la patiente). Quoiqu'il en soit le sujet fait toujours débat.

Voici ce que j'en pense.

Quand la patiente n'a que très peu ou pas de glande mammaire, et qu'elle a une peau très fine (visibilité des cotes), je conseille de mettre l'implant derrière le muscle. L'implant sera moins visible et l'aspect rond moindre. Le rendu sera plus naturel.

Quand la patiente présente déjà de la poitrine et une peau de bonne qualité, il est inutile de toucher au muscle et je met l'implant devant le muscle. 

Couper un muscle n'est pas anodin. Il y a plus de douleur, une convalescence plus longue, et un taux de complication plus grand (hématome). Quand on peut s'en passer, pourquoi systématiquement être invasif ? 

Le dual plan consiste à mettre l'implant derrière le muscle et décoller la glande du muscle pour que le sein se déploie. C'est un mixte des deux techniques.

Dans tous les cas, pour avoir un résultat naturel, il faut mettre un implant adapté à votre morphologie, de taille modérée. 

Une approche que je conseille est l'augmentation composite (implant devant le muscle + lipofilling) car elle combine les avantages des techniques et c'est pour moi celle qui donne les meilleurs résultats avec un aspect naturel sans les inconvénients de la prothèse derrière le muscle.